Livre blanc stratégique

Édition fondatrice — France 2026 — Version 1.0

AhI !

IrA ou n'IrA pas ?
Ce n'est plus la question.

Il faut y aller… mais pas n'importe comment.

Illustration AhI ! — L'âne des freins tiré vers la France 2030 par les leviers.
Illustration de couverture — l'âneNº 01

Emplacement réservé pour l'illustration de couverture définitive.

Infographie AhI ! — La main tendue : cinq doigts, cinq convictions.
Infographie — La main tendueNº 02

Structure

Sommaire

Onze chapitres, une progression : la conviction, la métaphore, les enjeux, les propositions, les IDA, l'action.

  1. 01Pourquoi AhI ?
  2. 02À propos de ce livre blanc
  3. 03Conviction 1 — Créer de la valeur
  4. 04Conviction 2 — Former
  5. 05Conviction 3 — Protéger
  6. 06Conviction 4 — Responsabiliser
  7. 07Conviction 5 — Gouverner
  8. 08Les 15 IDA
  9. 09ACTION !
  10. 10Bibliographie & QR Code

Chapitre 01

Pourquoi AhI !

Le titre de ce livre blanc n'a pas été choisi au hasard.

AhI ! est d'abord un clin d'œil.

Un cri simple, universel, immédiatement compréhensible.

Le cri de celui qui découvre, qui comprend… ou qui réalise qu'il est temps d'agir.

Mais AhI ! est aussi un jeu de mots.

L'IA est au cœur de cette révolution.

Et derrière ce titre se cache une autre question :

IrA ou n'IrA pas ?

Pendant longtemps, l'intelligence artificielle a été perçue comme un sujet d'avenir.

Aujourd'hui, elle est devenue un sujet de présent.

La véritable question n'est donc plus de savoir si nous irons vers l'intelligence artificielle.

Nous y allons déjà.

La seule question est de savoir comment.

Nous aurions pu choisir « Hyah ! », l'interjection utilisée dans le monde anglo-saxon pour faire avancer un cheval.

Nous avons préféré « AhI ! », inspiré du vieux français.

Un choix assumé.

Parce que ce livre porte une vision française de l'intelligence artificielle.

Mais aussi parce qu'il nous rappelle qu'une révolution de cette ampleur nous invite à dépasser certaines habitudes, à moderniser nos organisations et à regarder l'avenir avec confiance plutôt qu'avec nostalgie.

AhI ! est enfin une invitation.

Une invitation à avancer.

À expérimenter.

À apprendre.

À construire.

Car l'intelligence artificielle ne remplacera jamais notre capacité à choisir une direction.

Elle amplifiera simplement les conséquences de nos décisions.

C'est précisément l'ambition de ce livre blanc :

proposer une vision française de l'intelligence artificielle pour la conduire plutôt que la subir.

Chapitre 02

À propos de ce livre blanc

L'intelligence artificielle n'est plus une promesse.

Elle est déjà une réalité.

Chaque jour, elle transforme nos entreprises, nos administrations, nos établissements d'enseignement, notre manière de produire, d'apprendre, de soigner, de créer et de décider.

Comme toutes les grandes révolutions de l'histoire, elle ouvre des perspectives considérables.

Mais elle soulève également de nouvelles responsabilités.

La question n'est plus de savoir si cette transformation aura lieu.

Elle est déjà en marche.

La véritable question est de savoir dans quelle direction nous souhaitons la conduire.

C'est l'ambition de ce livre blanc.

Non pas apporter des réponses définitives.

Mais proposer une vision, partager des convictions et ouvrir un chemin.

Nous avons fait un choix éditorial simple.

Ne pas écrire un rapport technique réservé aux spécialistes.

Ne pas opposer systématiquement les bénéfices et les risques.

Ne pas alimenter les peurs ou les effets de mode.

Nous avons préféré une autre approche.

Partir des faits.

Les mettre en perspective.

Puis proposer des idées d'action concrètes.

Parce que l'intelligence artificielle n'est pas seulement un sujet technologique.

Elle est devenue un enjeu économique, éducatif, industriel, démocratique, environnemental et sociétal.

Elle concerne autant les dirigeants que les enseignants, les chercheurs, les élus, les entrepreneurs, les salariés, les étudiants et les citoyens.

Nous ne croyons pas à une intelligence artificielle qui remplacerait l'humain.

Nous croyons à une intelligence artificielle qui augmente les capacités humaines, renforce notre compétitivité et prépare un avenir plus durable.

La France dispose de nombreux atouts pour réussir cette transformation.

Des chercheurs reconnus.

Des entreprises innovantes.

Un enseignement supérieur de qualité.

Des infrastructures solides.

Une capacité d'innovation largement reconnue.

Notre défi n'est pas de créer ces forces.

Il est de les rassembler autour d'une vision commune.

Cette Édition fondatrice 2026 marque le début d'une démarche appelée à évoluer.

Elle a vocation à être enrichie par les retours d'expérience, les contributions de terrain, les avancées scientifiques et les innovations qui façonneront les prochaines années.

Ce livre n'est donc pas une conclusion.

C'est un point de départ.

Parce que les grandes transformations ne s'écrivent jamais seuls.

Elles se construisent collectivement.

C'est dans cet esprit qu'est née cette première édition d'AhI ! : partager une vision, ouvrir le débat et proposer des idées d'action au service d'une intelligence artificielle qui crée de la valeur, renforce notre souveraineté, développe les compétences, respecte les femmes, les hommes et notre environnement, et prépare l'avenir.

Une invitation à réfléchir.

À débattre.

Mais surtout…

à agir.

Cinq doigts, cinq convictions

La main tendue.

Chaque doigt porte une conviction. Ensemble, ils forment un geste : celui d'aller — enfin — mais bien.

Infographie AhI ! — La main tendue : cinq doigts, cinq convictions (Créer de la valeur, Responsabiliser, Former, Protéger, Gouverner).
Infographie — La main tendueNº 02

Conviction I

Le Pouce

Créer de la valeur

Faire de l'intelligence artificielle un levier de compétitivité

« Le pouce levé — ce qui approuve, ce qui lance, ce qui donne le signal du départ. »

I

Les enjeux

L'intelligence artificielle n'est plus une technologie émergente. Elle devient progressivement une infrastructure de travail, au même titre que l'électricité, Internet ou le cloud. Elle s'intègre dans les outils du quotidien, transforme les méthodes de production, accélère les prises de décision et modifie la manière dont les organisations créent de la valeur.

Cette évolution concerne toutes les structures. Grandes entreprises, PME, ETI, administrations, collectivités, associations ou professions libérales : aucune organisation ne restera durablement à l'écart de cette transformation.

Pourtant, l'enjeu ne réside pas dans l'adoption d'un nouvel outil. Il réside dans la capacité à repenser l'organisation du travail.

L'intelligence artificielle automatise certaines tâches répétitives, accélère la recherche d'informations, facilite la rédaction, améliore l'analyse des données et accompagne la prise de décision. En libérant du temps sur des activités à faible valeur ajoutée, elle permet aux équipes de se concentrer davantage sur l'innovation, la relation humaine, la créativité et l'expertise.

« Une entreprise ne devient pas plus compétitive parce qu'elle utilise l'intelligence artificielle. Elle le devient lorsqu'elle transforme cette technologie en valeur. »

Mais ces bénéfices ne sont jamais automatiques.

Déployer une solution d'intelligence artificielle sans revoir les processus, sans former les collaborateurs ou sans définir des objectifs clairs conduit rarement aux résultats attendus. Une organisation inefficace restera inefficace, même équipée des meilleurs outils.

À l'inverse, les structures qui abordent l'intelligence artificielle comme un projet global de transformation peuvent obtenir des gains significatifs : amélioration de la qualité de service, réduction des délais, meilleure exploitation des connaissances internes, optimisation des coûts, renforcement de l'innovation et développement de nouveaux services.

L'intelligence artificielle ne remplace donc pas l'organisation. Elle révèle sa capacité à évoluer.

La compétitivité de demain dépendra moins du nombre d'outils déployés que de la capacité des organisations à apprendre, expérimenter et adapter leurs pratiques.

Pour la France, cet enjeu est stratégique. Notre tissu économique repose largement sur les PME et les ETI. Leur capacité à intégrer progressivement l'intelligence artificielle conditionnera une part importante de notre compétitivité, de notre souveraineté économique et de notre capacité à créer durablement de la richesse et des emplois.

Créer de la valeur ne signifie pas produire davantage à n'importe quel prix. Il s'agit de produire mieux, de décider plus rapidement, d'innover plus efficacement et de permettre aux femmes et aux hommes de consacrer davantage de temps aux activités où leur intelligence, leur expérience et leur créativité apportent la plus grande valeur.

Nos propositions

Nous proposons de faire de l'intelligence artificielle un levier de transformation des organisations avant d'en faire un projet technologique. Cette transformation repose sur trois priorités.

  1. 1

    Acculturer avant d'équiper

    Former les dirigeants, les managers et les équipes afin qu'ils comprennent les possibilités, les limites et les impacts de l'intelligence artificielle sur leur activité.

  2. 2

    Cibler les usages créateurs de valeur

    Identifier les processus où l'intelligence artificielle peut générer rapidement des gains mesurables en qualité, en productivité, en innovation ou en satisfaction des usagers et des clients.

  3. 3

    Installer une culture de l'amélioration continue

    Les outils évolueront rapidement. La véritable différence résidera dans la capacité des organisations à apprendre, expérimenter, mesurer les résultats et adapter leurs pratiques.

Notre conviction est simple : la véritable valeur de l'intelligence artificielle ne réside pas dans la technologie elle-même, mais dans la manière dont les organisations choisissent de l'utiliser au service de leur stratégie, de leurs collaborateurs, de leurs clients et, plus largement, de l'intérêt collectif.

CitationSchémaExempleIDA associées

Conviction II

L'Index

Former

Développer les compétences pour accompagner la transformation

« L'index qui montre, qui désigne, qui apprend — le doigt qui pointe la direction. »

II

Les enjeux

Chaque révolution technologique redéfinit les compétences attendues.

L'intelligence artificielle ne fait pas exception. Elle ne remplace pas la nécessité d'apprendre ; elle la renforce.

Dans les années à venir, la véritable fracture ne séparera pas les organisations équipées de celles qui ne le sont pas. Elle opposera celles qui auront développé les compétences nécessaires à celles qui auront pris du retard.

L'intelligence artificielle automatise certaines tâches, mais elle augmente surtout les capacités humaines. Elle permet d'accéder plus rapidement à l'information, d'explorer davantage de solutions, d'accélérer les analyses et de faciliter la prise de décision.

Dans ce contexte, la valeur d'un collaborateur ne reposera plus uniquement sur ce qu'il sait, mais sur sa capacité à questionner, vérifier, interpréter, décider et coopérer.

« L'intelligence artificielle ne remplacera jamais la curiosité. Elle rendra simplement la curiosité encore plus précieuse. »

Les compétences techniques resteront essentielles, mais elles devront être complétées par des compétences humaines : l'esprit critique, la créativité, la communication, l'éthique, la capacité d'apprendre en continu et le travail collectif.

Cette transformation concerne l'ensemble de la société.

Les établissements d'enseignement supérieur, les organismes de formation, les entreprises, les administrations et les collectivités auront un rôle majeur à jouer. Former ne consistera plus seulement à transmettre des connaissances, mais à développer la capacité à apprendre, à s'adapter et à collaborer avec des outils qui évolueront en permanence.

Pour la France, cet enjeu est déterminant.

Notre capacité à rester compétitifs dépendra autant de la qualité de nos formations que de la performance de nos infrastructures numériques.

L'intelligence artificielle doit devenir un levier d'émancipation et non un facteur d'exclusion.

Former aujourd'hui, c'est donner à chacun les moyens de comprendre, de maîtriser et d'utiliser ces technologies avec discernement.

Nos propositions

Nous proposons de faire de la formation le premier investissement stratégique de la transformation numérique. Cette ambition repose sur trois priorités.

  1. 1

    Former tout au long de la vie

    L'apprentissage continu doit devenir un réflexe, aussi bien pour les étudiants que pour les salariés, les dirigeants, les agents publics et les élus.

  2. 2

    Développer les compétences humaines

    L'esprit critique, la créativité, la coopération, l'intelligence émotionnelle et le discernement deviendront des compétences différenciantes dans un monde où les outils automatiseront une partie des tâches intellectuelles.

  3. 3

    Renforcer le dialogue entre enseignement, recherche et entreprises

    Les formations devront évoluer au même rythme que les technologies afin de répondre aux besoins réels des organisations et d'anticiper les métiers de demain.

Notre conviction est claire : investir dans les compétences est le moyen le plus sûr de transformer une révolution technologique en progrès économique, social et humain. Créer de la valeur constitue le point de départ. Former permet de la pérenniser. Mais aucune stratégie ne peut réussir durablement sans préserver notre capacité à maîtriser les technologies, les données et les infrastructures qui la rendent possible. C'est l'objet de notre troisième conviction : Protéger.

CitationSchémaExempleIDA associées

Conviction III

Le Majeur

Protéger

Renforcer notre souveraineté technologique et économique

« Le doigt central — celui qui tient, qui garde, qui pose la limite. »

III

Les enjeux

Protéger : préserver notre capacité à choisir, à décider et à agir dans un monde de plus en plus dépendant des technologies numériques.

L'intelligence artificielle est devenue un facteur majeur de puissance économique, scientifique et géopolitique.

La maîtrise des données, des infrastructures de calcul, des semi-conducteurs, des réseaux, des modèles d'intelligence artificielle et des compétences constitue désormais un enjeu stratégique pour les États comme pour les entreprises.

Dans ce contexte, la souveraineté ne doit pas être confondue avec l'autarcie.

Aucun pays ne peut aujourd'hui développer seul l'ensemble des technologies nécessaires. En revanche, chaque nation doit préserver sa capacité à faire des choix, à protéger ses intérêts stratégiques et à limiter les dépendances susceptibles de fragiliser son économie ou ses services essentiels.

« La souveraineté ne consiste pas à tout produire seul. Elle consiste à toujours pouvoir choisir. »

La France dispose de nombreux atouts : une recherche reconnue, des écoles et des universités de haut niveau, un tissu dynamique de start-up, de PME, d'ETI et de grands groupes, ainsi qu'un cadre réglementaire européen protecteur.

Mais ces forces restent parfois dispersées.

L'enjeu n'est pas seulement de développer de nouvelles technologies. Il est aussi de créer les conditions permettant à ces innovations d'être conçues, industrialisées et déployées en France et en Europe.

La souveraineté passe également par la cybersécurité.

À mesure que les usages de l'intelligence artificielle se développent, les risques liés aux cyberattaques, à la manipulation des données, à l'espionnage économique ou à la dépendance envers certains fournisseurs augmentent.

Protéger les infrastructures critiques, garantir l'intégrité des données et renforcer la confiance numérique deviennent des conditions indispensables au développement de l'intelligence artificielle.

La souveraineté ne constitue donc pas un objectif en soi.

Elle est le socle qui permet d'innover durablement, de préserver notre compétitivité et de garantir notre liberté d'action.

Nos propositions

Nous proposons de faire de la souveraineté un levier d'innovation et de résilience. Cette ambition repose sur trois priorités.

  1. 1

    Consolider les infrastructures stratégiques

    Renforcer les capacités de calcul, les infrastructures cloud, les centres de données, les réseaux sécurisés et les technologies critiques afin de réduire les dépendances les plus sensibles.

  2. 2

    Soutenir un écosystème français et européen de l'intelligence artificielle

    Favoriser les collaborations entre la recherche, les entreprises, les établissements d'enseignement supérieur, les investisseurs et les acteurs publics afin d'accélérer le passage de l'innovation au déploiement.

  3. 3

    Faire de la cybersécurité un préalable à toute stratégie IA

    La confiance numérique, la protection des données et la résilience des systèmes d'information doivent être intégrées dès la conception des projets et non ajoutées après leur mise en œuvre.

Notre conviction est claire : la souveraineté ne freine pas l'innovation. Elle lui donne les conditions de sa liberté, de sa pérennité et de sa crédibilité. Créer de la valeur, former les talents et protéger notre capacité d'agir constituent les fondations d'une stratégie durable. Mais cette stratégie ne pourra être pleinement acceptée que si elle s'inscrit dans une démarche responsable, conciliant performance économique, confiance et sobriété. C'est l'objet de notre quatrième conviction : Responsabiliser.

CitationSchémaExempleIDA associées

Conviction IV

L'Annulaire

Responsabiliser

Faire de l'intelligence artificielle un moteur de responsabilité

« L'annulaire — celui de l'engagement, du pacte, de la parole donnée. »

IV

Les enjeux

Responsabiliser : concilier innovation, performance, confiance et sobriété afin de construire une intelligence artificielle durablement utile à la société.

L'intelligence artificielle ouvre des perspectives considérables pour l'économie, la recherche, la santé, l'industrie ou les services publics.

Mais son développement soulève également des questions essentielles : consommation énergétique, utilisation de l'eau, protection des données, transparence des algorithmes, cybersécurité, propriété intellectuelle, biais, acceptabilité sociale et impact sur les métiers.

Ces défis ne doivent pas être perçus comme des freins.

Ils constituent au contraire une opportunité de construire une intelligence artificielle plus robuste, plus efficace et plus durable.

« La responsabilité ne ralentit pas l'innovation. Elle lui donne les conditions de durer. »

L'histoire économique montre que les innovations qui s'imposent durablement sont celles qui inspirent confiance.

L'intelligence artificielle ne fera pas exception.

La confiance des citoyens, des collaborateurs, des clients et des partenaires deviendra un facteur déterminant de compétitivité.

La responsabilité concerne également l'impact environnemental.

Les modèles d'intelligence artificielle mobilisent d'importantes capacités de calcul, consomment de l'énergie et nécessitent des systèmes de refroidissement parfois très gourmands en eau.

Ces contraintes imposent d'accélérer les innovations dans les infrastructures numériques : amélioration de l'efficacité énergétique, recours aux énergies décarbonées, refroidissement en circuit fermé, réutilisation des eaux usées traitées lorsque cela est pertinent, valorisation de la chaleur produite par les centres de données et optimisation continue des architectures matérielles et logicielles.

La responsabilité est enfin une exigence de gouvernance.

Les décisions prises avec l'appui de l'intelligence artificielle doivent rester explicables, contrôlables et assumées par les femmes et les hommes qui les mettent en œuvre.

L'intelligence artificielle est un outil d'aide à la décision. Elle ne se substitue ni au jugement humain, ni à la responsabilité.

L'IA responsable en cinq principes

  • Utile: répondre à un besoin réel.
  • Fiable: produire des résultats robustes et vérifiables.
  • Frugale: limiter son impact sur les ressources.
  • Transparente: rendre les usages compréhensibles.
  • Humaine: laisser la décision finale aux personnes responsables.

Nos propositions

Nous proposons de faire de la responsabilité un moteur d'innovation. Cette ambition repose sur trois priorités.

  1. 1

    Concevoir des systèmes sobres dès leur origine

    Encourager des infrastructures plus efficientes, optimiser les usages des ressources, favoriser la récupération de chaleur et promouvoir les solutions limitant l'empreinte environnementale des services numériques.

  2. 2

    Renforcer la confiance

    Garantir la protection des données, améliorer la transparence des usages de l'intelligence artificielle, développer l'évaluation des impacts et maintenir l'humain au cœur des décisions les plus sensibles.

  3. 3

    Mesurer pour progresser

    Développer des indicateurs simples permettant d'évaluer les bénéfices économiques, sociaux et environnementaux des projets afin d'améliorer en continu les pratiques.

Notre conviction est claire : la responsabilité ne constitue pas une contrainte supplémentaire. Elle est un facteur de confiance, de différenciation et de compétitivité durable. Créer de la valeur, former les talents, protéger notre capacité d'agir et innover de manière responsable constituent les fondations d'une stratégie ambitieuse. Il reste une condition essentielle : donner un cap, coordonner les acteurs et inscrire cette transformation dans la durée. C'est l'objet de notre cinquième conviction : Gouverner.

CitationSchémaExempleIDA associées

Conviction V

L'Auriculaire

Gouverner

Construire une gouvernance capable d'agir dans la durée

« Le petit doigt — celui de la promesse tenue, de la règle qui tient dans le temps. »

V

Les enjeux

Gouverner : donner un cap, coordonner les acteurs et mesurer les résultats afin de transformer une ambition collective en réalisations concrètes.

L'intelligence artificielle évolue à un rythme inédit.

Les innovations se succèdent, les usages se multiplient et les modèles économiques se transforment en quelques mois. Dans ce contexte, aucune stratégie ne peut rester figée.

La gouvernance ne consiste pas à prévoir l'avenir avec certitude.

Elle consiste à créer les conditions permettant de s'adapter rapidement, de prendre des décisions éclairées et de conserver une vision de long terme.

« Gouverner, ce n'est pas prévoir chaque évolution. C'est être capable de s'y adapter sans perdre son cap. »

La réussite de l'intelligence artificielle ne dépendra pas d'un seul acteur.

Elle reposera sur la capacité des entreprises, des établissements d'enseignement supérieur, des organismes de recherche, des collectivités, de l'État, des partenaires sociaux et des citoyens à travailler ensemble autour d'une ambition commune.

Cette coopération suppose des responsabilités clairement définies, des objectifs partagés et une évaluation régulière des résultats.

Une gouvernance efficace repose également sur l'expérimentation.

Toutes les initiatives ne produiront pas les mêmes effets. Certaines devront être adaptées, d'autres abandonnées, tandis que les plus pertinentes devront être rapidement déployées à plus grande échelle.

Cette capacité à expérimenter, mesurer et améliorer en continu constitue un facteur essentiel de compétitivité.

Enfin, gouverner implique de regarder au-delà des échéances immédiates.

L'intelligence artificielle transforme déjà notre économie, notre système éducatif, notre industrie et nos services publics. Les décisions prises aujourd'hui produiront leurs effets pendant de nombreuses années.

La gouvernance doit donc concilier vision stratégique, agilité opérationnelle et évaluation permanente.

Nos propositions

Nous proposons de faire de la gouvernance le fil conducteur de la stratégie française en matière d'intelligence artificielle. Cette ambition repose sur trois priorités.

  1. 1

    Définir une vision durable

    Inscrire les politiques publiques et les stratégies des organisations dans une trajectoire de long terme, tout en conservant la capacité d'adapter les actions aux évolutions technologiques.

  2. 2

    Coordonner les acteurs

    Renforcer les coopérations entre les entreprises, la recherche, les établissements d'enseignement supérieur, les collectivités et les institutions afin de favoriser le partage des connaissances, des bonnes pratiques et des innovations.

  3. 3

    Évaluer pour progresser

    Développer des indicateurs simples et transparents permettant de mesurer les résultats, d'identifier les réussites, de corriger les difficultés et de diffuser les initiatives les plus efficaces.

Notre conviction est simple : une technologie, aussi performante soit-elle, ne constitue jamais une stratégie. Seule une gouvernance claire, cohérente et durable permet de transformer l'innovation en progrès économique, social et démocratique. Créer de la valeur. Former les talents. Protéger notre capacité d'agir. Responsabiliser nos choix. Gouverner avec une vision de long terme. Ces cinq convictions forment une même main. Aucune ne suffit à elle seule. Ensemble, elles dessinent une vision française de l'intelligence artificielle et ouvrent la voie à l'étape suivante : passer de la conviction à l'action. Les pages qui suivent présentent nos 15 IDA – 15 idées d'action pour transformer cette vision en résultats concrets.

CitationSchémaExempleIDA associées

Chapitre 08 — Les 15 IDA

15 idées d'action pour passer de la réflexion à l'action.

Les cinq convictions de ce livre blanc dessinent une vision. Les quinze IDA en constituent la traduction opérationnelle.

Elles n'ont pas vocation à apporter des réponses définitives. Elles proposent des actions concrètes, immédiatement mobilisables, destinées à ouvrir le débat, accélérer les initiatives et favoriser une appropriation collective de l'intelligence artificielle.

Elles s'adressent aux entreprises, aux établissements d'enseignement supérieur, aux organismes de recherche, aux collectivités, aux administrations et, plus largement, à tous ceux qui souhaitent faire de l'intelligence artificielle un levier de progrès.

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Créer

IDA 01

Former les dirigeants avant de transformer les organisations

Toute transformation commence par une compréhension partagée des enjeux. Avant d'investir dans les outils, il convient d'investir dans la capacité des décideurs à identifier les usages créateurs de valeur et à piloter le changement.

IDA 02

Faire du diagnostic IA une étape incontournable

Chaque organisation devrait disposer d'un diagnostic simple permettant d'identifier les activités où l'intelligence artificielle peut améliorer la qualité, la productivité ou l'innovation.

IDA 03

Piloter l'IA comme un projet de transformation

L'intelligence artificielle ne doit pas être considérée comme un projet informatique. Elle doit être pilotée comme un projet de transformation des organisations, associant les métiers, les ressources humaines, les systèmes d'information et la direction.

👉

Former

IDA 04

Intégrer l'IA dans tous les parcours de formation

L'intelligence artificielle doit devenir une compétence transversale, au même titre que le numérique ou les langues étrangères.

IDA 05

Former tout au long de la vie

La rapidité des évolutions technologiques impose de considérer la formation continue comme un investissement permanent plutôt qu'un rendez-vous ponctuel.

IDA 06

Valoriser les compétences humaines

Esprit critique. Créativité. Coopération. Communication. Éthique. Ces compétences deviendront les principaux facteurs de différenciation.

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Protéger

IDA 07

Sécuriser les données stratégiques

Les données constituent un actif essentiel. Leur gouvernance et leur protection doivent être intégrées dès la conception des projets.

IDA 08

Renforcer les infrastructures souveraines

Soutenir les capacités européennes de calcul, de stockage et d'hébergement afin de réduire les dépendances critiques.

IDA 09

Généraliser la cybersécurité par conception

Chaque projet d'intelligence artificielle devrait intégrer la cybersécurité dès son lancement et non comme une étape corrective.

💍

Responsabiliser

IDA 10

Mesurer l'impact environnemental

Chaque projet d'intelligence artificielle devrait intégrer des indicateurs de consommation énergétique, d'utilisation de l'eau et d'émissions de gaz à effet de serre.

IDA 11

Développer une IA plus sobre

Favoriser des modèles adaptés aux besoins réels, optimiser les infrastructures et encourager la récupération de chaleur ainsi que les solutions de refroidissement économes en ressources.

IDA 12

Renforcer la confiance

Développer la transparence des usages, protéger les données, expliquer les décisions assistées par l'IA et maintenir une supervision humaine lorsque les enjeux sont sensibles.

🤙

Gouverner

IDA 13

Définir une vision commune

Fixer un cap partagé, stable et régulièrement actualisé afin d'assurer la cohérence des initiatives publiques et privées.

IDA 14

Expérimenter avant de généraliser

Encourager les territoires, les entreprises et les établissements d'enseignement supérieur à tester de nouvelles approches, mesurer leurs résultats et partager les retours d'expérience.

IDA 15

Évaluer pour progresser

Créer un observatoire indépendant chargé de mesurer les impacts économiques, sociaux, environnementaux et territoriaux de l'intelligence artificielle afin d'éclairer les décisions futures.

Conclusion des IDA

Les quinze IDA ne constituent pas un programme figé. Elles forment une base de travail destinée à évoluer au rythme des innovations, des retours d'expérience et des besoins de la société.

L'intelligence artificielle évoluera. Nos réponses devront évoluer avec elle.

L'essentiel est de conserver le cap.

Action !

Il faut y aller.
Maintenant. Ensemble. Bien.

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